DIEU SANS CESAR

    Des Pharisiens tendent à Jésus une pièce de monnaie frappée à l'effigie de Tibère : « Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? » Question piège. Si celui-ci répond oui, c'est un collaborateur. S'il dit non, c'est un factieux. La réplique fuse : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Est-ce là le principe fondateur de la séparation des pouvoirs temporel et spirituel, donc de la laïcité ?

    Manuel Dieudonné montre dans cet essai que les desseins de Jésus sont autrement plus exigeants.